A team of surgeons

                                                                                                                                                                                                                                               

Les inhibiteurs de l’ARN polymerase

Les inhibiteurs spécifiques de l’ARN polymérase bactérienne bloquent la transcription des gènes et la synthèse des ARN messagers. Parmi  eux, on trouve le rifampicine.

 

La synthèse des protéines est un processus essentiel des cellules vivantes. Le ribosome permet à l’ARN messager de se traduit en protéine. Un grand nombre de molécules exploitent les différences entre les ribosomes des cellules eucaryotes et ceux des cellules bactériennes et sont capable de bloquer sélectivement la traduction des protéines chez les bactéries. Près de la moitié des antibiotiques ont pour cible le ribosome bactérien. La plupart interagissent avec l’ARN ribosomique. Certains antibiotiques inhibent l’action des facteurs de traduction associés aux ribosomes.

 

Les aminoglycosides ou aminosides comme le streptomycine, la gentamycine et l’amikacine se fixent sur la petite sous-unité des ribosomes au niveau du site de décodage des codons, empêchant la traduction de l’ARNm et conduisent à des erreurs de lecture.

 

Les phénicols  comme le chloramphénicol  bloquent la formation de la liaison peptidique. Ils se fixent sur la grande sous-unité du ribosome.

 

Les cyclines comme la tétracycline, la doxycycline, l’auréomycine se fixent sur la petite sous-unité, bloquant l’élongation de la chaîne polypeptidique.

 

Les macrolides et les ketolides comme l’Erythromicine, l’azithromicine agissent sur la grande sous-unité et bloquent l’élongation de la chaîne polypeptidique.

 

La puromycine mime l’extrémité d’un ARNt, prend sa place dans le ribosome et bloque l’élongation de la chaîne polypeptidique.

 

L’acide fusidique bloque l’action du facteur de traduction EF-G qui permet la translocation du ribosome sur l’ARN messager.