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Les complications des plaies

Evolution pathologique ou complication des plaies

Ce sont des troubles de cicatrisation qui vont retarder, entraver, ou annuler la cicatrisation; ce sont des troubles immédiats qui sont des phénomènes aseptiques, mais aussi septiques en cas d’infection.

 

Les phénomènes aseptiques :

Ils intéressent le bourgeonnement du tissu de granulation et a moindre degré l’épithélialisation; ils peuvent se faire par défaut ou en  excès.

 

Le bourgeonnement par défaut :

Le bourgeon est aseptique, mais insuffisant.

-plaie atone : il n’y a pas de cicatrisation du fait de l’utilisation des anti-inflammatoires, des corticoïdes, ce qui va empêcher la phase inflammatoire ; pour réactiver cette phase, on met de la teinture d’iode ou de l’a alcool iodé.

 

-œdème de la plaie : le tissus de granulation a été irrité par le pansement lui-même.

-Nécrose du tissu de granulation : par arrêt de la circulation sanguine (pansement trop serré)

-L’entropion : c’est le retournement en profondeur de la ligne épidermique. Il faut essayer de faire un parage, des sutures en points U et un drainage de manière à ce que la ligne épidermique soit droite et libérée de ses adhérences.

 

Le bourgeonnement par excès :

-granulome inflammatoire : Il est due à l’irritation de la plaie par un pansement mobil mal fait, c’est une petite masse parfois de la taille d’un ballon.

 

Chéloïde en formation :

Au début le praticien temporise jusqu’à la formation du bourgeon, puis il donne des corticoïdes pour limiter la formation du tissu de granulation.

Si la chéloïde est déjà volumineuse, il faudra la cautériser avec du nitrate d’argent ou de l’azote liquide, puis on pulvérise le tissus de granulation par association d’antibiotiques et anti-inflammatoires.

 

Chéloïde déjà formée et elle est de grande taille :

Excision par ablation de cette masse sous anesthésie générale et tranquillisation. Il faut enlever la partie profonde. Ce dernier est tres hémorragique. Après l’opération, il faut mettre un pansement compressif aseptique pour une durée de 4 à 5 jours,

 

Les phénomènes septiques :

Suppuration de la plaie :

Une plaie ou une excoriation peut être suivie de complications infectieuses. L’infection, qui apparaît dans les jours qui suivent le traumatisme, se manifeste par une rougeur, une douleur et la présence éventuelle de pus. Elle est plus grave lorsqu’elle touche une articulation ou qu’elle s’accompagne d’autres signes (adénopathies douloureuses et fièvre). Elle survient le plus souvent à cause d’une désinfection initiale insuffisante ou de la présence d’un corps étranger dans la plaie. En cas de morsure profonde, le risque infectieux est important et justifie la prescription systématique d’antibiotiques par le médecin. Toute plaie est susceptible de se compliquer de tétanos chez une personne non vaccinée.

 

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Une plaie infectée au niveau de la cheville gauche.

 

La suppuration quand elle survient est permanente surtout s’il n’y a aucun traitement de l'infection. Les germes sont associés a une dévitalisation tissulaire marquée, les germes vont libérer des toxines qui vont nécroser d’autres tissus, il y a des complications générales qui sont a craindre a partir de cette suppuration. Ex :

-pyohemie :le pus nait a partir d’un foyer qui ne tarit pas et va créer d’autres foyers suppuratifs des autres organes (abcès métastatiques), par le biais du sang (abcès, foie, sang, autres)

-liphterie : constitution de fausse membrane grisâtre ou jaunâtre sur des bourgeons charnus qui sont de coloration rouge violace (correctif du pH), avec des germes spécifiques de nécrose qui contamine la plaie, et crée une odeur fétide qui s’accompagne d’une atteinte de l’état général, il faut traiter par une antibiothérapie après antibiogramme.

 

La fistulisation : si la fistule est chronique, laisse un trou avec un trajet. Lorsque la plaie contient un corps étranger qui reste a demeure, il faut l’éliminer sinon, il provoque toujours une inflammation et une suppuration chronique, qui se transforme en fistule.

 Le traitement consiste en l'xérèse des corps étrangers sivi d'un drainage.

Un abcès qui n’est pas traité devient fistule, il faut ouvrir le trajet et enlever les tissus nécroses et les corps étrangers qu’il contient.

La fistule peut être infectieuse ou congénitale, on aura toujours du pus, c’est un processus chronique, c’est pour cela qu’il faut pratiquer une exérèse, un drainage et enlever le tissu nécrosé.

 

 

Les contusions :

Il existe 3 facteurs étiologiques :

1.       L’agent traumatique : coup par un objet mousse (bâton, coup de pied, pierre, etc.)

2.       Point d’appui : empêche les tissus de plier sous le choc souvent représenté par le squelette lui-même

3.       L’elasticité des tissus : qui limite les degas anatomiques

 

Classification

En 4 signes locaux ou degré de classification de Dupuytren :

1-       Degré : épanchement infiltrant ou ecchymose :

Infiltration de tissus conjonctif sous-cutané et du tissu sous muqueux par un épanchement sanguin. C’est une coloration plus ou moins étendue du tégument qui varie avec le temps (rouge, bleu noir, ardoisée, verdâtre, jaune), ce changement de couleur est dû a la dégradation des hémoglobines en produits divers, coloré allant de la zone marginale vers le centre, la couleur s’apprécie surtout au niveau de la peau (sur les muqueuses minces, la coloration reste rouge due a l’oxygénation constante qui empêche la dégradation de l’HG)

 

 

2-       Degré : épanchement collecté : hématome

Dans ce cas, il y a 3 formes, suivant le liquide épanche (sang, sérum, graisse).

Epanchement de sang : hématome

Se localise en intramusculaire ou en sous-cutané, résultant de la rupture des vaisseaux les plus importants qui constitue une poche avec dilacération du tissus conjonctif :

a)       Hématome accidentel : au début, se caractérise par l’apparition rapide d’une tuméfaction fluctuante (liquide), dans les jours qui suivent, il se forme un bourrelet dur périphérique (fibrine coagulée), mais la fluctuation persiste au centre.

Cette fluctuation est tout a fait différente par rapport a un abcès chaud où il y a une fluctuation nette. Le signe pathognomonique de l’hématome est une crépitation neigeuse en rapport surtout a la destruction du caillot. Il faut ponctionner avec une aiguille stérile le sang, cela s’accompagne de la formation d’un œdème en position déclive.

 

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                       Fig 2: Un hématome accidentel au niveau de la cuisse

 

b)       Hématome post opératoire : sous la paroi (sous les sutures) il y a une infiltration avec un œdème peu important et de la douleur (sous la partie qu’on a suturée), il  peut engendrer des troubles généraux et fonctionnels.

Evolution :

-Disparition : guérison : réabsorption du sérum et digestion des caillots par les macrophages (polynucléaires).

-Caillots organises : le caillot va se transformer en une tumeur fibreuse, capable de s’ossifier

-conservation du sérum :il n’y a plus de caillots, mais seulement du sérum et quelques éléments figures, car le caillot a été phagocyte, la paroi va s’organiser en un kyste hématique.

-L’ouverture de l’hématome : rare, l’hématome s’ouvre a cause de l’ischémie de la peau surtout chez les animaux en décubitus prolonge.

Traitement :

Pour traiter l’hématome on utilise la technique de compression : on applique des bandes élastiques, compresses froides au début, plus tard on cherche la solution pour la disparition d’hématome qui est : massage pour faciliter la résorption+ utilisation locale de hyaluronidase pour digérer cette masse sanguine. Ne jamais ouvrir un hématome au début à cause de l’hémostase naturelle qui est fragile. (Risque d’hémorragie, endommager la physiologie)

 

-Epanchement séreux : c’est la collection sous-cutané d’une sérosité claire qui est la lymphe (suite a la rupture des nœuds lymphatiques ou du sérum sanguin.

Etiologie et symptômes :

Le diagnostic repose sur la pratique de la ponction pour voir s’il s’agit de sang ou de liquide clair, quand c’est séreux, on ouvre, on draine, puis on met un pansement compressif, et on utilise certaines techniques de suture telles que : matelassier, bouton de chemise. Ex : hématome de l’oreille technique bouton de chemise pour éviter la récidive

 

-Epanchement huileux ou graisseux :

C’est un épanchement traumatique de matière grasse liquide libérée par déchirure du tissu conjonctif charge de graisse

Traitement : même que les autres forme d’épanchement

 

     Attrition sous cutané :

   Les éléments anatomiques au centre de la contusion sont détruits en une zone stupéfiée, a survie compromise. C’est un écrasement des tendons, muscles, nerfs, aponévrose, qui peuvent même se rompre.

Sur le plan clinique : peau violacée, froide (ischémique) tuméfiée par l’infiltration du sang, la palpation montre une fluctuation plus ou moins nette. En fin on remarque une crépitation neigeuse.

 

Evolution de l’attrition :

Cas graves : la peau se sphacèle (mortification) et a tendance a s’éliminer, et laisse une plaie qui va cicatriser.

Cas moins grave : la peau conserve son intégrité, c’est une zone en dépression, il y a résorption de quelques cellules mortifiées qui peuvent provoquer une fièvre aseptique (résorption de toxines qui vont nécroser d’autres tissus d’où la fièvre)

 

Complication septique : lors d’infection

Traitement :

Au début, on peut arrêter l’évolution en donnant des anti-inflammatoires (antiphlogistiques), irrigation antiseptique pour prévenir ou réduire la nécrobiose (passage vers sphacèles)    

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 26/11/2019