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Les bronches

   On donne le nom de bronches aux conduits fibro-cartilagineux qui vont de l'extrémité inférieure de la trachée, simples d'abord, puis extrêmement ramifiés, porter dans toutes les parties des poumons l'air qui est nécessaire à l'oxygénation du sang.

 

 

•       Arrivé à l'état parfait, l'appareil bronchique présente à considérer les grosses bronches, ou bronches proprement dites, et les divisions bronchiques.

•       Les bronches sont au nombre de deux,

•        l'une droite,

•       l'une gauche. Elles s'écartent à angle droit ou obtus, et sont de longueur

 

 

•       inégale: 15 ou 18 mm, à droite; 30 ou 35 mm  pour la gauche. Le chiffre de 5 cm est très exceptionnel d'après Sappey; mais il y a des différences et des variations.la gauche est sensiblement plus longue que la droite.

•       Leur forme est celle de cylindres à face postérieure aplatie, comme la trachée. Ces conduits sont constamment béants, grâce à ces cerceaux.

•       Le calibre en est différent. Il varie de 12 à 14 mm à droite;

•       de 7 à 13 mm à gauche d'après Marc Sée, pour qui le calibre des deux bronches réunies égale celui de la trachée, alors que pour Sappey, il lui est «-très supérieur ».

 

 

Rapports anatomiques

•       Les rapports anatomiques des bronches sont les suivants : la droite est embrassée par la veine-azygos, et la gauche par l'aorte : elle croise l'oesophage en arrière; toutes deux sont en rapport avec les artères et veines pulmonaires; la droite croise la veine cave supérieure. Parvenues au poumon, les bronches se subdivisent, à gauche, en deux, à droite en trois branches.

 

 

La structure des bronches

 La structure des bronches rappelle absolument celle de la trachée. Elles comprennent : des cerceaux cartilagineux (6 ou 8 à droite, 9 ou 12 à gauche) formant les 3/4 environ d'anneaux complets; ce sont des lames aplaties et recourbées comme des bagues incomplètes que l'on aurait martelées de façon à leur donner plus de surface, ayant de 2 à 4 mm de hauteur, et distantes les uns des autres, de 1 ou 2 mm. Ces cerceaux sont formés de cartilage hyalin, et sont entièrement élastiques, sauf chez les personnes âgées où ils s'ossifient parfois et deviennent cassants. Ces cartilages ont pour effet de maintenir les bronches ouvertes, et d'empêcher les parois de se rapprocher, ce qui empêcherait la respiration. Ils sont maintenus en place, et dans leurs rapports réciproques par une gaine fibreuse, de même forme que les bronches, et dans l'épaisseur de laquelle ils se sont formés. Cette gaine complète donc le conduit bronchique partout où il n'y a pas de cerceaux, c.-à-d. dans les intervalles de ceux-ci, et sur la face postérieure des bronches où ces cerceaux s'interrompent. Ce conduit fibreux est formé de fibres élastiques et conjonctives : c'est lui qui constitue la charpente des bronches.

 

Il s'y joint sur la face postérieure des fibres musculaires, lisses, disposées transversalement, unissant l'un à l'autre les deux extrémités d'un même anneau cartilagineux, et tapissant aussi la lame fibreuse dans les intervalles qui séparent ceux-ci. Cette couche musculaire a de 1 à 2 mm d'épaisseur. D'après Sée, elle aurait pour effet d'empêcher, par sa contraction, une dilatation exagérée des bronches dans l'effort, ou d'autres circonstances.

Les couches fibreuse et musculaire sont revêtues, à l'intérieur, d'une muqueuse mince, transparente, garnie d'un épithélium cylindrique vibratile, stratifié, et qui par ses nerfs est douée d'une vive sensibilité. Cette muqueuse renferme de nombreuses petites glandes en grappe, qui sécrètent le mucus bronchique.

 

•       Arrivées au hile des poumons, les bronches pénètrent dans ces organes en se bifurquant et donnant chacune deux divisions correspondant aux lobes supérieur et inférieur : du côté droit la division inférieure donne en outre une branche qui va au lobe moyen. Ces cinq branches principales (dont les supérieures ont un plus fort calibre) se    subdivisent à leur tour, et cet ensemble porte le nom de ramifications bronchiques. Ces ramifications conservent tout d'abord la structure des grosses bronches, mais celle-ci se modifie bientôt. La forme en est complètement cylindrique, sans l'aplatissement qui se présente sur les grosses bronches ou la trachée; les parois en sont plus minces, et le diamètre toujours plus petit; les cerceaux cartilagineux deviennent irréguliers, ils se fragmentent en morceaux isolés, de forme variable, puis ils disparaissent totalement, et les parois sont simplement membraneuses, ou ne contiennent que de petits nodules durs; les dernières ramifications sont membraneuses. 

 

 

La couche musculaire, au lieu de ne tapisser qu'une partie des cylindres bronchiques, en revêt totalement les parois et forme un cylindre musculaire complet. On comprend qu'en l'absence de cerceaux cartilagineux, ces muscles puissent jouer un rôle considérable et beaucoup entraver la respiration s'ils viennent à se contracter, beaucoup plus que dans les grosses et moyennes bronches. Les couches fibreuse et muqueuse ne se modifient guère pourtant dans les dernières ramifications (4e, 5e ordre) les glandules font défaut. Les dernières divisions bronchiques portent le nom de bronches lobulaires, parce qu'elles aboutissent aux lobules pulmonaires : ce sont de simples parois fibreuses revêtues d'épithélium pavimenteux, et non plus vibratile : les muscles ont disparu. Leur calibre est d'environ un demi-millimètre.

 

Vascularisation

Les bronches reçoivent leur sang des vaisseaux bronchiques. Les lymphatiques viennent des ganglions bronchiques; les nerfs viennent des plexus pulmonaires, du sympathique et du pneumogastrique. 

Date de dernière mise à jour : 04/06/2020