A team of surgeons

                                                                                                                                                                                                                                               

Le tibia

 

•       En anatomie humaine, le tibia est un os du membre inférieur, et plus exactement le plus grand des deux os de la jambe, en situation médiale et antérieure par rapport à la fibula. C'est le deuxième os par ordre de grandeur du corps humain, le plus grand étant le fémur.

 

•       Étymologie

•       En latin, tibia signifie « flûte ». Le mot peut s'expliquer par l'analogie de forme entre l'os et l'instrumentL'épiphyse

 

 

•       proximale

•       L'épiphyse proximale est volumineuse et allongée transversalement. Elle est constituée de deux condyles, un latéral et un médial, tous deux recouverts de cartilage hyalin. Ils l'articulent avec le fémur dans l'articulation du genou. Le condyle latéral est large et convexe vers le haut alors que le condyle médial est étroit et concave.

•       Entre ces deux condyles se trouve une éminence intercondylaire constituée d'un tubercule intercondylaire latéral et d'un tubercule intercondylaire médial Sur la face dorso-latérale de l'épiphyse on retrouve l'articulation tibio-fibulaire supérieure. Enfin sur la face ventrale, sur la partie inférieure de l'épiphyse proximale on retrouve la tubérosité tibiale qui correspond à la terminaison du muscle quadriceps fémoral via le ligament patellaire.

 

 

La diaphyse

•       Triangulaire à la coupe, elle est composée de trois bords et de trois faces.

•       Sa face médiale , plus large en haut qu'en bas, est libre de toute insertion musculaire sauf à sa partie toute crâniale

•       .

•       Sa face latérale présente sur ses 2/3 supérieur l'insertion du muscle tibial antérieur. Son tiers inférieur est lisse et s'oriente plus vers l'avant.

•       Sa face postérieure est traversée par le sillon longitudinal proche du bord médial sur lequel s'insère le muscle soléaire.

•       Son bord antérieur ou ventral, sous cutané, facilement perceptible, fortement marqué en haut (crête tibiale dans le prolongement inférieur de la tubérosité tibiale antérieure) devient mousse et médial en bas. Il donne insertion à l'aponévrose jambière.

•       Son bord latéral ou interosseux donne insertion à la membrane interosseuse. Il se divise en bas pour former une facette articulaire excavée pour l'articulation tibio-fibulaire inférieure.

•       Son bord médial est mousse et peu apparent dans sa partie supérieure. Il se continue en bas avec le bord postérieur de la malléole médiale.

 

 

L'épiphyse distale

•       Elle est divisée traditionnellement en deux parties :

•       le pilon tibial

•       la malléole médiale.

 

Extémité supérieure ou fémorale du tibia

•       L’extrémité supérieure du tibia est volumineuse, quadrangulaire, allongée transversalement et légèrement déjetée en arrière. Son volume est au moins le double que l’extrémité inférieure et beaucoup plus étendue transversalement que d’avant en arrière. Destinée à s’articuler avec les condyles fémoraux, elle présente à cet effet sur sa face postérieure deux tubérosités : l’une externe, l’autre interne, qui supportent les cavités glénoïdes du tibia.

•       Les deux tubérosités sont séparées l’une de l’autre, en arrière par une dépression, en avant par une surface triangulaire dont le sommet inférieur aboutit à une forte saillie appelée tubérosité antérieure du tibia. La tubérosité antérieure est très saillante en bas où elle donne insertion au ligament rotulien.

 

L'épiphyse distale

•       Elle est divisée traditionnellement en deux parties :

•       le pilon tibial

•       la malléole médiale.

 

Extémité supérieure ou fémorale du tibia

•       L’extrémité supérieure du tibia est volumineuse, quadrangulaire, allongée transversalement et légèrement déjetée en arrière. Son volume est au moins le double que l’extrémité inférieure et beaucoup plus étendue transversalement que d’avant en arrière. Destinée à s’articuler avec les condyles fémoraux, elle présente à cet effet sur sa face postérieure deux tubérosités : l’une externe, l’autre interne, qui supportent les cavités glénoïdes du tibia.

•       Les deux tubérosités sont séparées l’une de l’autre, en arrière par une dépression, en avant par une surface triangulaire dont le sommet inférieur aboutit à une forte saillie appelée tubérosité antérieure du tibia. La tubérosité antérieure est très saillante en bas où elle donne insertion au ligament rotulien.

 

•       Tubérosité interne

•       Plus volumineuse que l’externe Elle présente
- I°. En arrière, l’empreinte d’insertion du tendon direct du demi-membraneux ;
- 2° en dedans, une gouttière transversale où glisse le tendon réfléchi du demi-membraneux.

•       Tubérosité externe

•       Cette tubérosité offre :
- 1° en dehors et en arrière, une facette articulaire plane, arrondie, regardant en bas, en arrière et en dehors ; c’est la facette articulaire péronière, destinée à s’articuler avec la tête du péroné ;
- 2° en dehors et en avant, une saillie, le tubercule de Gerdy ;
- 3° une crête oblique en bas et en avant, qui s’étend du tubercule de Gerdy jusqu’au bord externe de la tubérosité antérieure. Le tubercule de Gerdy et cette crête donnent insertion au jambier antérieur et au tenseur du fascia latta.

 

 

•       Plateaux du tibia

•       La face supérieure des tubérosités est une sorte de plateau horizontal, le plateau tibial, dans lequel on distingue trois parties : deux latérales articulaires, les cavités glénoïdes, et une moyenne, l’espace interglénoïdien.
Les cavités glénoïdes sont l’une externe, l’autre interne. Elles s’articulent avec les condyles du fémur. La cavité glénoïde interne est plus concave, plus longue et moins large que l’externe. Celle-ci, légèrement concave transversalement, est à peu près plane et parfois même légèrement convexe d’avant en arrière. A leur partie interne, les cavités glénoïdes se relèvent sur les faces latérales d’une éminence, l’épine du tibia, qui occupe la partie moyenne de l’espace interglénoïdien.
L’espace interglénoïdien est divisé en trois parties : l’une, moyenne, est l’épine du tibia ; les deux autres sont les surfaces préspinale et rétrospinale.
L’épine du tibia est une saillie bituberculeuse, plus rapprochée du bord postérieur du plateau tibial que de son bord antérieur et dont les deux tubercules sont séparés l’un de l’autre par une dépression peu profonde, antéro-postérieure.
Chacun de ces tubercules représente le mur de soutènement de la partie interne ou centrale, infléchie en haut de la cavité glénoïde correspondante.
Les surfaces pré et rétro-spinales sont placées l’une en avant, l’autre en arrière de l’épine du tibia. Ce sont deux surfaces rugueuses, triangulaires, sur lesquelles s’insèrent les ligaments croisés et le fibro-cartilages semi-lunaires de l’articulation du genou. La surface postérieure ou rétro-spinale est plus étroite, plus excavée et beaucoup plus inclinée en bas que l’antérieure.

•        

Extrémité inférieure du tibia

•       Elle est moins volumineuse que l’extrémité supérieure ; mais, comme celle-ci, l’extrémité inférieure est plus étendue dans le sens transversal que dans le sens antéro-postérieur.

 

•       Elle a une forme irrégulièrement cubique. Nous lui décrirons cinq faces.

•       1° Face antérieure
Convexe et lisse, la face antérieure fait suite à la face externe du corps de l’os. Elle répond aux tendons des muscles extenseurs des orteils.

 

•       2° Face postérieure
Légèrement convexe, cette face présente une dépression peu profonde pour le passage du tendon du long fléchisseur propre du gros orteil.

 

 

•       3° Face externe
La face externe est creusée en gouttière, l’échancrure péronière, limitée par les deux branches de bifurcation du bord externe du tibia. Cette gouttière est rugueuse en haut, lisse en bas, ou elle s’applique contre l’extrémité inférieure du péroné.

•       4° Face interne
Cette face se prolonge en bas en une apophyse volumineuse, aplatie transversalement, la malléole interne.

•       La face interne de la malléole, convexe, une surface présente une surface articulaire, triangulaire à base antérieure, en rapport avec l’astragale. Le bord antérieur est épais et rugueux. Le bord postérieur, très large, montre une gouttière oblique en bas et en dedans, quelquefois double, en rapport avec les tendons du jambier postérieur et du fléchisseur commun des orteils. Le sommet est partagé par une échancrure en deux tubercules, l’antérieur plus saillant que le postérieur ; il donne attache au ligament latéral interne de l’articulation tibio-tarsienne.

•       5° Face inférieure
La face inférieure est une surface articulaire, quadrilatère, concave d’avant en arrière, plus large en dehors qu’en dedans. Elle est divisée en deux parties par une crête mousse antéro-postérieur qui répond à la gorge de la poulie astragalienne. Cette surface articulaire se continue en dedans avec la surface de la malléole interne.

Date de dernière mise à jour : 25/01/2020